Évasions envoûtantes
Discographie évolutive
Henriette
... LUI, il ne chercherait plus Henriette dans d’autres femmes. Il ne trouverait pas d’Henriette ailleurs que là où elle réside. Mais où ? Henriette était son désir d’amour universel. Cette vérité lui apparut comme sa plus exaltante révélation, mais, en même temps, ce fut son plus profond désarroi. Henriette était bel et bien celle qui aurait pu l’accompagner dans l’amour sublime vers des choses de plus en plus nobles et immatérielles qui les auraient, tous deux, satisfaits de plus en plus. Ceci pour qu’au terme de cette ascension, ils parviennent à un état de plénitude et de béatitude suprêmes : l’union au divin, le retour à la source. LUI le savait depuis toujours que, si la vie ne vaut jamais la peine d’être vécue, c’est au moment où il contemplerait la beauté en soi. Quel bonheur serait alors pour LUI si enfin il pouvait voir le Beau lui-même, simple, pur, sans mélange, et contempler, au lieu d’une beauté chargée de chairs, de couleurs et de cent autres superfluités périssables, la beauté divine elle-même sous sa forme unique ! Mais pas seul, sur ce chemin initiatique. Accompagné de sa sœur d’âme. Accompagné d’Henriette. Où est-elle, sinon disparue à jamais dans l’univers ? Pourrait-il se faire que les appels de Kniaguina, Bleumistral, Canaille, Apsara et... Jeannette aussi, soient des signes du destin et proviennent d’Henriette ? Serait-elle en détresse et, dans le cosmos, implorerait-elle Balzac de Montarnaud de venir la rejoindre, sinon de la secourir ? Aurait-elle lancé son désir sidéral aux étoiles ? Et LUI ferma les yeux et l’entendit dans l’infini de l’univers, il l’entendit enfin ! Ce fut le chant d’une sirène qui l’invoquait et l’envoûta...
Extrait de "Ecce Homo", Nouvelle du roman "Que le Désir soit !".
Impasse
Father's Pain
... Il sort son carnet de notes noires et se met à écrire une chanson, une chanson d’amour entre son père et son fils. Il imagine son père l’attendre, à la maison. Son père : un dur au cœur tendre. Un homme, un vrai, finalement plus authentique que vrai. Il veut lui offrir un cadeau : il va lui écrire une chanson. Un blues, tels qu’il les vénère. Et il la mettra en musique et la lui fera parvenir.
Jeannette
...Et Jeannette? Fut-il possible qu'elle aussi, en prise de blues, l'appelât du fond de l'éther à travers des appels de Kniaguina, Bleumistral, Canaille, Apsara... ?
Je me languis de toi, compagnon de mes fêtes foraines prochaines, qui saurait me faire vibrer mes élans estivaux en mal d’amour !
Où es-tu dans l'inconnu ? Où caches-tu ton passé pour ne pas oser venir me le confier ?
Je pleure mon présent en attendant toi.
Je te cherche mon prince charmant avec qui partager tout ce que j’aime et qui n’est pas compliqué dans la vie. Je veux rêver et pas souffrir.
J’en ai bavé des hommes qui ne pensent qu’à ça, qui patientent en vous promettant la foudre, mais ne savent pas vous faire fondre, en faisant semblant d’écouter, mais sans entendre, en vous voyant passer sans vous regarder, en vous souriant avec les dents, mais pas avec les yeux, alors je te cherche, mon ami, mon confident, mon compagnon avec qui vivre dans l’authenticité et la dignité et regarder dans la même direction un horizon sans prise de tête ni de hic qui vaut, je te cherche, le dernier des Mohicans.
Je me suis réveillée, un jour, ne sachant plus où j’étais, et j’ai marché pas à pas vers une destinée inconnue, à la recherche de mon équilibre et des divinités que j’aurais tant souhaité rencontrer là. Sur ce chemin faisant, un ange m’est apparu, me disant qu’un jour, je retrouverai mon compagnon perdu pour poursuivre mon initiation à la magie en vie....



